Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Navigation

  • : Mémorial Dormans - Le blog
  • : L'association du Mémorial des batailles de la Marne (Dormans, 51700) a subi des entraves indignes de la part des anciens dirigeants (documents, avoirs et locaux confisqués) Tout ceci complique notre unique but, ne s’occuper QUE de Mémoire, mais nous y réussissons quand même (voir notre site http://memorialdormans.free.fr. Ce blog expose juste les entraves que nous subissons ainsi que nos actions de sauvegarde.
  • Contact

Nous écrire

Vous souhaitez nous transmettre une information, une question, ou un message de soutien ?
Cliquez sur la vignette, Merci d'avance.

Rechercher Un Mot Sur Ce Blog

Archives Classées Par Mois

21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 12:39

 

Afin de laisser le lecteur se faire son propre jugement, cet article relate sans commentaires quelques-uns des propos tenus lors du dernier conseil d’administration de l’association.

 

 

- o O o - 


 

Le contexte

 

 

Jeudi 8 janvier, le conseil d’administration de l’association du Mémorial des batailles de la Marne était convié à voter pour ou contre la dissolution de celle-ci, proposée par les membres du bureau.

Après un vote de 13 voix pour et 6 contre, le bureau  annonce qu’il demandera la dissolution au 31 mars, au cours d’une future assemblée générale des adhérents.

 

C’est pour nous une très triste décision. Mais au travers de cette tentative de destruction, les membres du bureau ont laissé paraître ce soir-là, un visage qui n’est pas celui qu’on attend d’une association de mémoire.

 

Jugez-en au travers de ces propos, parfois puérils, parfois, malheureusement, très choquants.

 

 

 

À propos de nécropole et de respect

 

 

Un des administrateurs s’étonnait qu’un supermarché ait été récemment érigé tout contre la nécropole. Il regrettait notamment que l’association n’ait été ni informée ni consultée.

Voici ce qu’a répondu le bureau :

« Les occupants de la nécropole ne se sont pas plaints, j’ai préféré écouter les doléances des riverains du supermarché. »

 

 

Oui, vous avez bien lu : les occupants de la nécropole ne se sont pas plaints !

 

Il est vrai qu’il y a 90 ans et plus, à vouloir défendre une notion étrange, la démocratie ( !), ces occupants avaient perdu définitivement la possibilité de se plaindre.

Les amis de la mémoire sont scandalisés d’un tel cynisme ! Et les anciens combattants apprécieront !

 

On pourrait se dire que cette phrase n’était qu’un moment d’égarement ... mais cet état d’esprit est malheureusement conforté lors de cette même réunion, au gré de nos questions, sur des dégradations qui perdurent depuis des mois :

Mettre à l’abri les cercueils de l’ossuaire, qui baignent dans l’eau depuis des mois n’est pas à l’ordre du jour. 

Réparer les infiltrations du Mémorial fait l’objet d’une étude. Faudra-il attendre un jour un accident de personne pour agir ? On constate au passage que l’étude pour faire construire un supermarché a été moins compliquée.

 

 

À propos d’hommage et de respect

 

 

On atteint là le consternant.

Alors que le président annonçait la fin de la séance, le doyen de l’assemblée demandait la parole afin de faire ce qui était du devoir du bureau : rendre hommage à deux administrateurs de très longue date, décédés le mois précédent (lire ici et ici).

Sans doute piqué de ne pas en voir eu l’initiative, peut-être craignant d’être visé par une quelconque critique, le président du bureau a refusé cet hommage d’un ton cinglant.

 

Ce qui ne pouvait se concevoir, vu le passé de ces deux disparus.

 

« Acceptez, au moins pour ces deux piliers de l’association ... » a insisté le doyen.

« Non, je vous refuse ce droit et je lève la séance ! « a conclu le président.

 

Sans commentaire !

 

 

À propos de capacités auditives et de respect

 

 

Le doyen de l’assemblée, qui avait malheureusement mal entendu une réponse, a reposé une question déjà posée.

Il se trouve qu’il est l’un des principaux opposants à la dissolution. Était-il nécessaire, pour autant, qu’un membre du bureau, mette ses mains en porte-voix et s’écrie à la cantonade, avec un sourire insolent :     

 

« Parlez plus fort, le monsieur n’entend rien ! ».

 

Certes être l’ancien de l’assemblée s’accompagne de quelques désagréments auditifs, mais on s’attendrait que cette qualité d’ "ancien" apporte aussi le respect de la part de tout interlocuteur, fut-il en désaccord. Et que si cet homme impoli, non des moindres dans la cité, n’ait pas l’intelligence, qu’il ait au moins la décence et la retenue qu’imposent son rang !

 

 

À propos d’honnêteté

 

 

Concernant ce site Internet que vous parcourez, propriété intégrale de son auteur, deux membres du bureau ont déclaré en séance :

 

« ... ce site Internet largement financé par l’association (...) et qui continue à lui coûter ... »,

 

cherchant ainsi à mettre en doute auprès des administrateurs mon désintéressement.

Il n’est pas dans mon habitude de mettre en avant les questions personnelles, mais j’ai alors réagi avec vigueur à cette accusation.

 

Ce site est le résultat d’un travail totalement bénévole. Aucun centime de l’association n’a financé ni le développement, ni les recherches, ni les frais occasionnés.

Ce site est un site perso, passant par un autre fournisseur que celui choisi par l’association. Ainsi, aucun frais de fonctionnement n’a jamais été imputé et a fortiori ne peut continuer à coûter à l’association.

S’il y a des coûts aujourd’hui, ils ne peuvent être dus qu’à des choix inappropriés de la nouvelle direction.

 

Quant aux coûts censés être liés à la création ou la maintenance de ce site de Mémoire, piqué au vif dans mon intégrité, j’ai demandé à MM BRUYEN et ROBERT, respectivement secrétaire et président de l’association, d’apporter la moindre preuve de ce qu’ils avançaient ou de retirer ces propos mensongers.

Ils ne l’ont pas fait en séance, et je réitère, aujourd’hui même et par courrier, cette demande et en attend des excuses.

 

 

 

Voilà les propos de ces personnes qui prétendent servir la Mémoire. Le comble, une de ces personnes affirme, toujours en séance, assumer cet irrespect en prétextant le notre.

Il ne faut pas confondre l’irrespect, qui n’est pas chez nous, et la franchise, qui est la nôtre. Car nous persistons : Nous sommes inquiets de savoir si nos interlocuteurs ont le souci premier des lieux de mémoire et des hommes. Et nous le faisons savoir. Par franchise envers nos lecteurs, sans irrespect aucun, dans le respect de la devise des anciens combattants, citée en haut de cette page :

« Servir, sans se servir, ni s’asservir »

 

 

- o O o -

 

 

Faut-il que l’association soit dissoute ?

 

 

 

Il restera à voter ou non cette dissolution. Ce sera l’affaire des adhérents.

 

Nous affirmons, pour notre part, que les deux raisons invoquées pour cette dissolution ne sont pas avérées. À savoir :

 

- Le bureau affirme qu’il y aurait une grande difficulté pour l’association à assumer l’objet pour laquelle elle a été créée : non, nous sommes prêts à reprendre les rênes et à défendre les valeurs de cette association.

 

- le projet de la nouvelle association serait suffisamment abouti pour garantir une action aussi efficace : Non, car aucun document n’a été fourni aux administrateurs pour juger de cet ‘aboutissement’ !

 

Nous ajoutons que la convention qui liait l’association et la mairie a été dénoncée de façon unilatérale par celle-ci, ce qui va à l’encontre des principes écrits de cette convention [1].

Concluons que la nouvelle association (créée par ces dissidents) annonce haut et clair avoir besoin, pour démarrer ses premières activités, de récupérer les actifs de notre association historique, soit 45000 € selon le secrétaire [2].

Ce besoin, le bureau l’a affirmé en séance, voilà qui a le mérite d’être clair sur les intentions !

 

 

Par ailleurs, nous relayons l’étonnement d’un administrateur et attirons l’attention de nos adhérents sur le bulletin d’adhésion reçu dans la lettre de la nouvelle association.

Il est suffisamment flou pour vous retrouver, sans le savoir, adhérent de cette  nouvelle association. Une erreur involontaire, a admis le secrétaire. Pour le moins !

Oui, pour le moins, car un de nos lecteurs nous informe ce jour (27 janvier) qu’il a été "relancé" pour payer sa cotisation. Le mot ‘relancé’ est entre guillemets, car, il s’agissait de cotiser ... à la nouvelle association !

 

 

Étouffer l’opposition, l’écarter, voire la dénigrer, et au passage récupérer le fruit de celle-ci. Voici des méthodes qui sont à nos antipodes. En conséquence, nous appelons les adhérents à voter contre cette dissolution qui, nous vous en laissons juges, semble loin d’être guidée par le seul souci de la mémoire.

 

N’oubliez pas, amis lecteurs, que le Mémorial des batailles de la Marne a surtout  valeur par les hommes qui l’ont engendré.

Nous tous, aujourd’hui, nous nous devons de rester d’humbles transmetteurs de Mémoire, et rien d’autre.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Arnaud Mémorial - dans information associative
commenter cet article

commentaires